Article du 10/03/2010 à 15:50
Patrick Striby : «Pour que le centre droit soit présent »
Photo Frédéric Maigrot / L'AM.I.
La liste de Patrick Striby est l'invitée de dernière minute des régionales. Hors des sentiers battus par les forces centristes depuis le début de l'année, elle veut défendre les valeurs du centre droit, du temps où l'UDF était encore l'UDF.

● Patrick Striby, c'est la deuxième fois que vous êtes candidat à une élection après les dernières législatives, qu'est-ce qui vous a poussé à y aller ? 

❍ J'ai exercé des fonctions à l'UDF du Haut-Rhin et suis parti d'un constat politique simple. La droite est représentée par l'UMP, et l'on pourrait discuter de son appellation de majorité alsacienne, et il y a les extrêmes, la gauche et le centre gauche que représente le Modem. Mais les valeurs de l'UDF ne sont pas représentées. Le centre droit et l'électorat historique traditionnel alsacien n'avait pas de représentant. Mais je ne suis pas pour le hold-up mémoriel, je ne détiens pas le saint graal du centre droit. 

● Quels sont les thèmes que vous privilégiez dans votre campagne ? 

❍ Pour l'essentiel, le manque de compétitivité de notre économie, par exemple par rapport à l'Allemagne. Chaque semaine, les Alsaciens vont faire des courses en Allemagne parce que les commerces alsaciens ont des boulets fiscaux aux pieds. Nous proposons donc un statut fiscal dérogatoire, comme dans les DOM - TOM, car l'aspect frontalier, de force est devenu une faiblesse. A la clé, il y a de nombreux emplois en jeu. Des millions d'euros partent dans d'autres économies. En économie toujours, il faut se développer sur les marchés de proximité et je propose de créer des représentations économiques de l'Alsace à Bâle, Karlsruhe et Fribourg. Dans le domaine du tourisme, il faut développer l'éco-tourisme et le tourisme de luxe. Il manque des hôtels haut de gamme. Pour les transports, je propose un cadencement des TER toutes les 15 minutes en période de pointe et toutes les 20 minutes hors pointes. Sans opposer route et ferroviaire, il faudrait par ailleurs passer en 2 x 3 voies entre Colmar et Sélestat et entre Mulhouse et Bâle. Quant au GCO, il mérite réflexion. 

● Vous évoquez le centrisme à plusieurs reprises et il est très éclaté. Quel est le but de votre démarche, créer un nouveau parti ? 

❍ Le but est de reprendre les valeurs de l'UDF. Je travaillais sur cette liste depuis plusieurs mois mais on m'a mis des bâtons dans les roues. Wehrling n'est pas l'héritier du centrisme alsacien et au Modem, on m'a dit clairement que l'objectif était une alliance avec Bigot. C'est Peillon, c'est Hue. Le Modem est au centre gauche et je pense qu'il a l'avenir dans son rétroviseur. J'avais proposé une alliance à Stoessel, sans revendiquer de place, mais cela ne s'est pas fait. Nous sommes des gens authentiques et voulons offrir un vrai choix. Il n'est pas bon d'avoir uniquement deux grand pôles. Le but n'est pas de faire un nouveau parti. Le centre droit va se recomposer mais actuellement la laisse qui relie l'UMP au Nouveau Centre est trop courte.

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