Un an après la sortie de la Superb, berline haut de gamme chez Skoda, la marque complète son offre avec la version break.
Aux formes sévères de la berline, le break Superb répond par une silhouette dynamique et un volume habitable encore plus grand. Plus consensuel, mais aussi plus sexy, ce break devrait faire un malheur sur le marché. Un peu à la façon du break Passat. Autrefois apparenté à la Volkswagen, la Superb reprend, pour cette deuxième génération, la plateforme de l'Octavia allongée de 18 cm. Avec ses 4.84 m de long, elle se situe au-dessus des Laguna Estate, 407 SW, C5 Tourer ou Mondéo SW. Sa largeur de 1,82 m rattrape bien le coup et la capacité du coffre montre que Skoda n'a pas gâché la place allouée : les 663 litres avec banquette en place et 1 865 litres avec banquette rabattue placent la Superb Combi devant toutes ses concurrentes, à part la Mercédès classe E. Le coffre est tellement grand qu'il a bénéficié d'une attention toute particulière au niveau de son éclairage. A noter également qu'il existe une option d'ouverture/fermeture électronique du hayon arrière (en principe il ne faut jamais fermer le hayon « à la main » sous peine d'endommager le mécanisme.
DESIGN INTERIEUR.
Du point de vue esthétique, la ligne arrière s'arrondit de la même façon que le pare-brise pour conférer au break une allure de coupé. La Superb pourrait même briguer le titre de voiture la plus spacieuse de la production, hors limousines. A l'arrière, l'espace aux jambes est tout simplement royal. Les vitres latérales suivent harmonieusement la découpe de la carrosserie et sont rehaussées de baguettes chromées assorties aux barres de toit de série. Le bouclier, modelé comme un diffuseur dans sa partie inférieure, accentue le dynamisme d'ensemble. Ce style réussi se conjugue en outre à d'excellentes prestations utiles. La capacité du coffre varie de 633 à 1 865 litres, selon que l'on rabat ou non les dossiers arrière. Accueillant, ce volume l'est aussi par quelques subtiles attentions : le seuil est couvert d'inox, le rouleau cache-bagages peut se fixer sur deux positions et l'on compte pas moins de dix boucles d'attache. Sans oublier les deux crochets escamotables pour les sacs à provisions. A l'intérieur, une bonne surprise où le cuir beige (en option malheureusement), illumine littéralement l'habitacle. Cette fois pas de monotonie et de sobriété, le noir est réservé à la partie supérieure du tableau de bord, au-dessus d'une baguette en faux bois. La console centrale accueille le grand écran du GPS qui se lit facilement. Un petit écran logé entre les deux compteurs du tableau de bord rappelle avec une simple flèche, la prochaine direction à prendre ainsi que la distance restante. La climatisation est individuelle pour les passagers avant et un système de ventilation indépendant est prévu à l'arrière. Les sièges amples disposent de nombreux réglages pour accueillir tout un chacun dans les meilleures conditions. La finition intérieure est rigoureuse et luxueuse. Skoda a pratiquement tout prévu au niveau de l'équipement, en série ou en option, capteurs de stationnement arrière et avant, toit ouvrant panoramique, déverrouillage en démarrage sans clé, phares bixénon directionnels, système audio hi-fi. Monté sur toutes les Superb, l'ESP intègre une assistance au démarrage en côte et un programme de stabilisation de la remorque. A noter également les sièges chauffants (avant et arrière).
MOTORISATIONS.
La Superb Combi propose trois motorisations essence de 125 ch, 160 ch (boîte mécanique ou DSG) et un V6 3 l de 260 ch (avec DSG et quatre roues motrices) ; deux diesel 2,0 l TDI de 140 ch (injecteurs pompe) et 170 ch (injection directe) disponibles avec une boîte mécanique ou DSG. Sa consommation théorique se situe à 6 l/100 km. Le V6 essence lui atteint 10 l/100 km, mais la souplesse et le confort de conduite qu'il procure sont autant d'arguments en sa faveur. La boîte DSG ne faillit pas à sa réputation, les passages de vitesse pourraient difficilement être plus discrets. La Superb Combi reste de toute façon une voiture très silencieuse dans son ensemble, la cellule habitable étant très bien isolée des bruits de roulement.
COMPORTEMENT ROUTIER.
Identique à celui de la berline. Le châssis contribue à faire oublier qu'on est au volant d'un break puisqu'il se montre aussi bien à l'aise sur autoroute qu'en ville ou en montagne. Ouvertement orientés vers le confort, les réglages de suspension n'empêchent pas un guidage rigoureux.
Les prix : Essence à partir de 23 200 €uros et diesel 26 910 €uros.
Louis AYZAC, 1er février 2010