Céline Killherr-Schindler est la gérante du nouveau centre Adhap Services, installé à Kingersheim. Après Colmar en février 2009, l'antenne mulhousienne de l'enseigne nationale du maintien à domicile démarre doucement. La jeune gérante témoigne d'une expérience professionnelle où l'écoute et le relationnel jouent un rôle primordial.
Pouvez-vous présenter Adhap Services ?
L'entreprise a été créée en 1997 par deux personnes, Dominique Lery, ancienne gestionnaire de maison de retraite et Jean-Claude Perreau, infirmier. Ils sont partis d'un constat simple : les besoins d'assistance à domicile augmentaient et les structures existantes ne pouvaient pas répondre à toutes les demandes. Leur souhait était d'aider les personnes fragilisées à domicile. Aujourd'hui, Adhap Services est composé de 110 centres implantés sur tout le territoire français et à la Martinique. La date de la première franchise date de 2001. Chaque centre fonctionne sur le même modèle. Alliant un gestionnaire et un ou une infirmière pour la direction. Les fondateurs d'Adhap Services travaillent à Clermont- Ferrand et représentent la colonne vertébrale du réseau.
Qui sont vos bénéficiaires ?
Toute personne en situation de dépendance et qui a un besoin ponctuel ou permanent. Il n'y a pas de notion d'âge. Nos personnels peuvent agir auprès des personnes âgées comme auprès des plus jeunes. Nos services sont en lien avec la personne uniquement. Nous ne nous occupons pas de tâches annexes comme la tonte du gazon par exemple. Nous levons, couchons, lavons, gardons les bénéficiaires et leur apportons une aide au ménage. Certains d'entre eux sont hospitalisés à domicile. Nous sommes confrontés à des prestations lourdes et nous touchons souvent des personnes en situation difficile. Nous prenons en charge les personnes sous 24 à 48h. Chaque bénéficiaire a une auxiliaire de vie attitrée. Nous souhaitons instaurer une certaine stabilité pour le client et le personnel afin de créer une relation de confiance. Pour nos salariés, l'avantage est d'avoir un planning identique chaque semaine.
Comment se compose l'équipe de l'antenne mulhousienne ?
Nous sommes aujourd'hui six. Une infirmière et moimême pour la direction du centre et quatre auxiliaires de vie qui travaillent auprès de nos bénéficiaires. Nous ne recrutons que des personnes qualifiées. L'équipe se voit tous les jours et nous tenons à ce que nos auxiliaires soient en contact permanent. L'infirmière les guide et les forment sur certains thèmes précis comme la maladie d'Alzheimer. Un centre comme le nôtre devrait à terme embaucher entre 20 et 30 auxiliaires de vie. Nous visons également l'ouverture d'un centre à Altkirch et à Saint-Louis lorsque l'activité sera plus intense.
Les services à la personne sont en plein développement. Est-ce le constat que vous faites sur le terrain ?
Les demandes sont très nombreuses. Il y a une attente claire en matière de soins à domicile, d'aide et ce notamment pour un public de personnes âgées. Il est important que le client ait le choix entre plusieurs structures. La concurrence tire notre activité vers le haut. Il y a ainsi possibilité de comparer les services, les tarifs et la qualité du personnel. Cela permet de ne pas s'emprisonner dans un service unique.
Comment assurez-vous la qualité des services proposés par Adhap Mulhouse ?
Nous avons la possibilité de suivre des formations tout au long de l'année au niveau national. Elles sont organisées par la maison mère. C'est un plus pour nos salariés qui sont toujours intéressés par de nouveaux apprentissages. C'est une valeur ajoutée dans le travail. Nous possédons également un système de qualité en interne basé sur des protocoles, des agréments et des chartes définissant clairement nos actions. Les auxiliaires de vie sont contrôlées chaque semaine, il y a un suivi tant au niveau des personnels que des bénéficiaires.
Propos recueillis par Emeline Riffenach