Le score de Philippe Richert dépasse légèrement celui qu'avait obtenu Adrien Zeller, l'ancien président du Conseil régional d'Alsace lors des élections de 2004. Mais les réserves de voix sont, à l'issue du premier tour, mathématiquement plus favorables à la gauche.
Alors que la liste commune PS-Verts n'avait réuni que 20% en 2004, Jacques Bigot et Jacques Fernique comptabilisent 34.58% des suffrages exprimés, soit à peine un demi-point de moins que l'UMP.
Le Front national parvient à se hisser au second tour, malgré un score moindre qu'en 2004. Saura-t-il progresser, en attirer les voix d'Alsace d'Abord, qui ne parvient pas à dépasser les 5% ?
Enfin, le Modem, sous la houlette de Yann Wehrling et Odile Ulrich-Mallet (conseillère régionale sortante) ne réussit pas son pari. Avec moins de 5%, il ne peut pas envisager une éventuelle fusion avec une autre liste.
Les autres listes ne dépassent pas les 2%.
Il faut sauver le soldat «Alsace» ?
Pour mobiliser les électeurs de droite qui sont restés chez eux et trouver les voix qui pourraient manquer à l'UMP au second tour, Philippe Richert peut compter sur le soutien du gouvernement : la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie sera présente à Colmar lundi soir, tandis que le premier ministre François Fillon sera présent jeudi soir, en prenant le risque de nationaliser davantage une élection dont l'enjeu régional a pu échapper à certains abstentionnistes. Cela suffira-t-il à susciter un regain d'intérêt pour ce scrutin ? Réponse le 21 mars...
[MAJ] La liste de fusion PS-Europe Écologie a été en partie divulguée lors d'une conférence de presse tenue à Strasbourg. Si les têtes de liste dans les deux départements restent celles de la liste PS, les deuxièmes et troisièmes places sont cédées aux représentants d'Europe Écologie, dont Andrée Buchmann et Jacques Fernique pour le Bas-Rhin et Djamila Sonzogni et Antoine Wæchter pour le Haut-Rhin.