Une motorisation diesel à boîte automatique
Tétanisés par l'enjeu du renouvellement de la S-Type après quelques demi-échecs, les dirigeants de Jaguar se sont enfin ressaisis. La Jaguar XF succède donc à la S-Type et sur de nombreux points, emprunte de nouvelles voies. La XF, une berline aux allures résolument sportives vient confirmer la nouvelle orientation du design. Avec sa silhouette de « coupé 4 portes » cette XF longue de près de 5 mètres, un coffre de 500 litres met un point final au design Jaguar qui s'inspirait de modèles comme la Mark II des années 60, considérée comme la référence en la matière. Une XF qui respire la haute technologie, une XF qui affiche sous n'importe quel angle puissance et dynamisme. Ce style dû à l'ex-designer d'Aston Martin, Ian Callum, rompt radicalement avec le retro design de la S-Type. Sa silhouette élancée, racée, clairement identifiée et ses lignes parfaitement évocatrices des gênes de la marque « Jaguar » ne copie aucun modèle ancien et affiche modernité et fraîcheur enthousiasmantes. A l'intérieur, on retrouve l'univers cuir sur un tableau de bord abaissé par rapport aux autres modèles et les contreforts des portes, coutures impeccables et grain noble.
A l'avant les deux plans sont séparés par l'imposant pont de la propulsion afin que le conducteur et son passager prennent place dans un fauteuil confortable. A l'arrière deux adultes, n'auront que peu d'aisance au niveau des genoux et la cinquième place ne peut convenir qu'à un enfant. Le siège conducteur et le volant sont réglables électriquement dans une très large amplitude, de sorte que petits et grands, minces et gros trouvent une position de conduite confortable. A l'intérieur les lignes sont simples, épurées et les commandes peu nombreuses et pratiques. Quant à l'instrumentation, elle est clairement disposée, au bénéfice d'un habitacle très moderne. Le cuir, le bois et l'aluminium achèveront certainement de vous convaincre. Au volant, clé de contact en poche, il suffit d'appuyer le bouton poussoir du démarrage qui clignote en rouge au rythme des battements du coeur.
Le sélecteur rotatif de la boîte de vitesses automatique à six rapports émerge de son puits au moment précis où les quatre plaques en aluminium basculent au tableau de bord pour laisser place aux bouches d'aération. Surprenant et spectaculaire. La Jaguar XF mesure 4981 cm de long, 1877 cm de large, 1460 cm de haut et affiche un CX de 0,29. Malgré sa taille respectable, la XF se présente comme une sportive compacte. Sous le capot, tous les moteurs avec la même boîte automatique ZF à 6 rapports et commandes manuelles au volant, commencent en V6, un 3.0 l essence de 238 ch ou un diesel bi-turbo 2.7 l de 207 ch d'origine Peugeot. Mais ce sont les V8 qui signent plus sûrement cette XF, atmosphérique de 303 ch où à compresseur de 413 ch.
Sur la route, douce et progressive en ville, elle répond instantanément à l'appel des palettes manuelles au volant lorsqu'on veut s'amuser un peu. Son comportement est celui d'une bonne traction avant, pas particulièrement agile mais stable et sécurisante. Côté confort, l'amortissement est un peu dur, sa fermeté venant s'ajouter à celle des sièges. La finition intérieure n'a rien à envier à celle des modèles premium allemands, mais la présentation anglaise est plus personnelle, plus feutrée et chaleureuse. Avec cette motorisation diesel il faut espérer que Jaguar redoublera ses efforts pour conserver sa place dans un paysage dominé par les berlines allemandes.
Les prix : V6 2.7 D bi-turbo : 48 900 € en version luxe et 53 600 € (luxe premium) – V6 3 l : 48 900 € et 55 600 € - V8 4.2 l : 63 900 € – V8 4.2 L suralimenté 81 100 €. Avec une garantie de 3 ans, kilométrage illimité.
Louis AYZAC
Photo Jaguar