Dossier du 10/03/2010 à 15:30
Philippe Richter : «L'idée de région est jeune»
Photo Frédéric Maigrot / L'AM.I.
Rencontre avec les principales têtes de liste pour les élections régionales du 14 et 21 mars

En campagne à Strasbourg, la tête de liste UMP Philippe Richert aborde les principaux défis qu'il veut relever et livre son premier sentiment sur ses Régionales... 

● Philippe Richert, qu'est-ce qui vous a poussé à postuler pour la Région, est-ce comme le dit Jacques Attali, avec la présidence de la République, la seule présidence à réel pouvoir en France ? 

❍ Au temps d'Adrien Zeller, j'avais des interrogations. Mais avec sa disparition, les dernières réticences sont tombées et j'ai été heureux d'avoir le soutien des parlementaires alsaciens. Nous voulons continuer le travail d'Adrien Zeller, un travail mené de manière exemplaire. L'Alsace a souvent été à l'avant-garde et diriger la région est une responsabilité importante. Je crois en l'avenir de la région, en tant que collectivité, particulièrement en Alsace. L'idée de région est jeune, les premières élections datent de 1986, et je pense qu'elle est amenée à avoir encore plus d'importance et qu'il y aura plus de décentralisation. C'est un bon niveau de décision et de déclinaison sur le terrain en France. Le partenariat avec les conseils généraux est plus facile en Alsace, la région étant ici la mieux identifiée.

● Le fait d'avoir à «défendre » l'une des deux seules régions encore détenues par l'UMP, cela joue-t-il pour vous ? 

❍ La question n'est pas là. Il s'agit de savoir quelle est l'Alsace que nous voulons pour demain. On parle de valeurs et je partage celles d'Adrien Zeller. Il agit d'assurer le développement de la région dans le respect de l'environnement et du partage. Nous avons en face de nous, d'un côté les socialistes et de l'autre les écologistes qui sont des alter mondialistes en fait. C'est la gauche de la gauche et ce n'est pas moi qui le dit mais Yann Wehrling. Il les connaît. Des gens comme Antoine Waechter ne comptent pas là-dedans. 

● Quels est le thème central de campagne que vous voulez mettre en avant ? 

❍ C'est de développer l'Alsace, d'avoir une région qui construit son avenir et va jouer dans le peloton de tête. Le premier défi est celui de la croissance. Il ne faut pas tourner le dos à l'industrie et avoir la capacité de créer de nouveaux socles économiques comme l'économie verte ou les clusters. Il faut aussi axer sur la capacité à aider les PME qui représentent un tissu important et relever le défi de la formation, notamment en alternance. Le deuxième défi est le développement durable et le respect de l'environnement. Nous sommes dans un cadre d'entreprises rhénanes respectueuses également de leurs salariés. Le développement se fait au bénéfice de l'homme et du social. Le troisième défi est l'ouverture à l'Europe et le développement de la métropole régionale du Rhin supérieur. Il faut mailler davantage notamment à l'égard des entreprises et construire sur les technologies vertes et le multilinguisme. Enfin, le quatrième défi est de simplifier les structures et d'éviter les doublons entre collectivités territoriales. 

● Comment se passe la campagne et quel est l'adversaire que vous craignez le plus ? Les sondages vous donnent peu de marge et peu de réserves pour le second tour ... 

❍ Il n'y a pas de crainte. L'Alsace mérite une ambition. La première chose était d'avoir une belle équipe avec des hommes et des femmes de compétence pour la Région. Tout est ouvert et il ne faut pas se laisser prendre par les sondages. Nous faisons d'excellents meetings et il y a du monde, de la dynamique. Je ne suis pas euphorique mais serein. Quant aux réserves, nous avons une liste d'ouverture et d'union, nous sommes ouverts à tous ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs. La première réserve est celle de l'abstention qui pourrait est de l'ordre de 40 %. On va regarder ce que donne le premier tour. 

Propos recueillis par Joël Hoffstetter

Actualité Flash info
Les photos de la semaine
Deux jours à Roland-Garros